Depuis quelque temps, les femmes dites de grandes tailles semblent avoir enfin acquis une place dans le monde de la mode. Et pourtant, en y regardant de près, la discrimination par rapport à la morphologie existe bel et bien et reste très présente partout, surtout dans le monde de la mode.Rien que le fait de catégoriser les femmes de mince et de ronde, voire grosse, est déjà une forme de stigmatisation. Cela augmente encore plus le mal-être des femmes, qu’elle soit jugée trop mince ou vu comme trop grosse.

 

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Un monde pour les minces, un autre pour les grosses !

De nombreuses boutiques de mode disposent de rayon pour grande taille. Est-ce une prise de conscience collective ? Car apparemment, 40 % des femmes françaises s’habillent autour de la taille 44, et même plus. D’un côté, c’est déjà une très belle avancée, car les femmes, même « grosses » peuvent aussi être coquettes et peuvent vouloir suivre la tendance et la nouveauté.

D’un autre côté, lorsqu’on y regarde de près, on constate qu’on ne trouve pas forcément les mêmes articles au rayon des minces et au rayon des rondes. À croire qu’il existe deux mondes bien séparés dans l’univers de la mode : celui des minces à qui on confectionne de belles choses et le monde des grosses, à qui on fabrique des vêtements qui cachent leur rondeur !

En outre, pendant les « Fashion Week », on n’a jamais vu défiler en même temps, sur le même podium, une femme mince et une femme bien en chair. On réserve une séance spéciale ronde ! Ensuite, dans les concours de beauté, il existe deux catégories bien distinctes : les « Miss tout court » et les « Miss rondes ». Comme quoi, ce sont deux sortes de beauté différentes !

 

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Arrêtons la stigmatisation !

La discrimination des femmes, par rapport à leurs morphologies, persiste et signe. Cependant, comme on dit, il y a des goûts et des couleurs, d’autant plus que la beauté d’une femme ne se mesure pas seulement à son apparence ni à son physique. Il faut savoir que toutes les femmes peuvent être belles, chacune à sa manière, car il existe mille et une façons d’être belle. Un jour, lorsque l’on arrivera enfin à réunir les mannequins de toutes les tailles sur le même podium ; lorsqu’il n’existe plus de rayons grandes tailles dans les magasins, car chaque vêtement se déclinera enfin de la taille 36 à la taille 60 et plus. Et lorsque les magazines arrêtent enfin de publier des numéros « spéciales grandes tailles »… Peut-être que les femmes arriveront enfin à chasser ce mal-être et ce complexe qui les empêchent, depuis longtemps, de s’épanouir pleinement et d’assumer leurs rondeurs.

 

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